Vers des véhicules drastiquement plus légers

Nous sommes face à une urgence climatique. Les transports sont responsables d’une part importante du réchauffement, et leur part dans cette calamité programmée ne cesse de grimper. La faute aux constructeurs auxquels les politiques vont devoir apporter une réponse très contraignante.

Pour les voitures neuves en 2021, l’Europe a fixé à 95 gr de CO2/km, la limite de pollution acceptable, seuil qui devra baisser encore de 37,5% en 2030.
Ces 60 gr de CO2/km supposent une division par deux par rapport aux chiffres de 2018.
Les constructeurs vont devoir s’arracher les cheveux pour y parvenir, en s’attaquant à trois facteurs possibles : le rendement du moteur, le poids du véhicule et son aérodynamisme.

Si, après 25 années de baisse ininterrompue, les émissions de CO2 en laboratoire ont augmenté en 2018, c’est du fait du succès des lourds et puissants SUV.
En 2018, une voiture neuve sur trois était un SUV, un véhicule lourd.
Le consommateur comprendra-t-il un jour que le poids du véhicule et sa consommation de carburant sont intimement liés ? Et par là, son empreinte carbone ? Quel besoin d’avoir un puissant véhicule, quand, la plupart du temps, on y pratique l’autosolisme ?

Confrontés aux impératifs écologiques, les récentes prises de positions politiques contraignent fortement les constructeurs à produire une part de véhicules vertueux dans le volume de leurs ventes. C’est une des raisons pour lesquelles ils ont consenti des investissements conséquents dans les VE. Mais l’extraction de minerais, la production de batteries elles-mêmes, sont aussi des activités polluantes…

Le rapport indique ainsi que l’Europe pourrait s’inspirer de la Norvège qui a instauré un « bonus-malus » relatif au poids. Les lourds véhicules, y compris électriques, y sont fortement taxés. (20 000 € de taxe pour une Audi Q8 par exemple). On s’orienterait alors vers un principe « pollueur-payeur » au plus proche des nécessités environnementales, où les modèles légers et peu polluants seraient favorisés.

La sobriété énergétique et le bon sens veulent que nous ayons des véhicules petits, légers, adaptés à notre besoin de transport, avec un mode de propulsion propre.
Cela rejoint d’ailleurs, de longue date, les préconisations de l’ONU, qui reconnaît l’expertise de MDI dans le domaine du stockage de l’énergie et de la mobilité propre.